Retour sur le conseil municipal du vendredi 20 avril

Mon entrée au Conseil municipal fait partie d’une dynamique globale pour faire de 2020 l’année de la mise en place d’une nouvelle ambition pour la ville.

En prenant part plus directement aux débats municipaux, nous proposons de porter un autre regard sur la ville et de tracer d’autres perspectives.

Le Maire de la ville tente de faire passer nos positions pour de la politique politicienne.

Nous ne céderons pas à ces attaques et continuerons à parler de ce qui intéresse les Gapençaises et les Gapençais : leur ville d’aujourd’hui et de demain.

J’ai l’opportunité de siéger au Conseil municipal, pour porter la parole de tous les Gapençais qui veulent voir leur ville évoluer, qui veulent avoir leur mot à dire.

La dynamique d’Ambitions pour Gap est très différente de celle vécue aujourd’hui dans notre ville. Nous voulons impliquer à nouveau les habitants dans le quotidien de leur ville et rassembler les Gapençais autour d’un projet d’avenir qui libère toutes les énergies !

Il s’agit d’une ambition collective et nous la porterons ensemble !

Lors de ce premier conseil municipal, j’ai voulu montrer que la gestion « au doigt mouillé »  du maire ne porte aucune ambition, aucune vision et n’anticipe aucun des problèmes auxquels la ville peut être confrontée. Sa simple volonté ne peut pas suffire à faire une politique pour notre ville :

  • Sur le financement du projet de la cinémathèque d’images de montagne, j’ai souligné le soutien décroissant de l’instance régionale alors que Roger Didier est Vice-Président de la région et je me suis étonné du fait que notre territoire soit si mal considéré par le Conseil régional. La subvention promise à la cinémathèque n’est pas respectée. Plus généralement, Gap n’est plus soutenue comme elle le devrait et nous le constatons chaque jour, notamment pour les usagers du TER.
  • Concernant le plan de Formation quadriennal des agents de la ville 2018/2021 : j’ai regretté qu’il n’y ait ni objectif chiffré concernant la formation des agents, ni mesures incitatives que la mairie souhaiterait mettre en place afin que les agents puissent accéder aux formations.
  • A travers les subventions versées aux associations, j’ai constaté de réelles disparités dans les attributions. J’ai interrogé le maire sur ce qui guide le choix de la somme qui est attribuée à chacune d’entre elles. J’ai demandé que des critères précis soient élaborés et communiqués, en toute transparence. Hélas, cela ne sera pas le cas avant que nous ne soyons nous-même en charge de la gestion municipale.
  • Au moment du débat sur la construction du futur parking de la Providence, j’ai constaté qu’en matière de stationnement, de transports et de mobilité le maire pratique une politique qui ne suit aucune stratégie globale pour notre ville. Le Plan de déplacement date de plus de 14 ans, il conviendrait de mener des études pour s’assurer que la construction d’un tel parking, à cet endroit, est justifiée et correspond à une stratégie globale de mobilité. L’échec du parking de Bonne nous invite à beaucoup de prudence concernant les intuitions du maire en matière de stationnement.

Par ailleurs, j’ai fait un triste constat concernant les investissements dans nos écoles. Ils ne sont clairement pas à la hauteur des besoins et la situation tend chaque jour à se dégrader. Accorder aux enfants, les meilleures conditions d’apprentissage et de bien être devrait être une priorité pour la commune.

Après ce premier Conseil municipal, je dois constater que la démocratie fonctionne mal dans notre collectivité :

  • Les délibérations du Conseil municipal sont envoyées une semaine avant. Plus de 400 pages à lire, étudier, analyser en quelques jours…
  • Le nombre de conseils municipaux est réduit au strict minimum qu’impose la loi. Il n’y a pas de volonté de débattre.
  • Les questions politiques sont abordées en toute fin de conseil, lorsque l’attention de tous est affaiblie.
  • Les délibérations sont classées par service et non par délégations, dépossédant ainsi les adjoints de leurs dossiers.
  • Les commissions n’ont aucun réel pouvoir.
  • Les attributions de subventions aux associations se font sans aucun critère.
  • Tout est décidé par le maire
  • Les grands projets sont présentés dans le Gap en Mag avant d’être mis en débat au sein de l’instance municipale…

En conclusion, je dirais que nous porterons cette voix d’opposition jusqu’aux prochaines échéances électorales, mais nous n’oublions pas que le plus important pour redonner à notre ville la place qu’elle mérite, est de construire ensemble le projet dont elle a besoin !

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