La gestion de l’eau à Gap reste un enjeu majeur

La gestion de l’eau à Gap reste un enjeu majeur. Christophe Pierrel vous explique pourquoi dans cette vidéo.

En 2003, Pierre Bernard-Reymond alors maire, faisait face à une situation de sécheresse exceptionnelle. En conséquence, il avait décidé d’étudier toutes les pistes possibles pour diversifier les sources d’alimentation en eau de la ville.

En 2007, les résultats étaient connus et trois pistes étaient alors envisagées : Serre-Ponçon, la nappe de la Durance ou la nappe des Choulières.

Des travaux pouvaient dès lors être engagés pour une somme conséquente d’environ huit millions d’euros mais prise en charge à 80% par l’agence de l’eau avec des financements complémentaires possibles du Conseil régional. Gap aurait eu à apporter environ 800 000 euros pour sécuriser l’alimentation en eau de la ville.

L’augmentation significative de la population de la commune ces dernières années ainsi que celle prévue dans le Plan Local d’Urbanisme (environ 10 000 habitants supplémentaires d’ici 2032) auraient également dû être pris en compte.

Pourtant, rien n’a été fait, malgré les alertes de certains élus, des services de l’Etat ou des associations…

La situation dramatique de manque d’eau aurait pu être évitée si seulement les acteurs concernés (maire de Gap, ASA de Gap, élus champsaurins) avaient mis de côté leurs différents.

Aujourd’hui la ville est contrainte de réaliser des travaux dans l’urgence entrainant des coûts très importants. Les petites économies d’hier engendrent les grandes dépenses de demain ! Pour gérer l’urgence, ce ne sont pas moins de 400 000 euros qui vont être pris sur les deniers publics, à perte. La communication à l’excès de l’équipe municipale ces derniers jours ne suffira pas à masquer les défaillances.

Gouverner c’est anticiper. Voilà le rôle des femmes et hommes politiques : avoir le courage de prendre les décisions au bon moment.

Il faut remercier dans le contexte le Préfet et les services de l’Etat qui ont pris en charge la gestion de l’urgence. Il convient également d’être reconnaissant vis-à-vis du maire de St Léger-les-Mélèzes qui a mis à disposition ses connaissances et la ressource d’eau des Choulières. Sans leur concours, nous attendrions encore des solutions.

Gouverner c’est aussi se rendre compte de ses erreurs. Il est urgent que des travaux soient envisagés sur la piscine de Gap pour ne plus laisser des milliers de litres d’eau pas jour s’en échapper. Il est nécessaire d’annuler le projet de plan d’eau sur un site où il n’y a pas d’eau !

La situation n’est en rien réglée. Au-delà des travaux d’urgence, il faut envisager sérieusement la pérennité de sources alternatives d’alimentation ainsi qu’une politique volontariste d’économies et de préservation de l’eau dans notre ville ! Gageons que cet épisode difficile permettra à chacune et chacun d’entre-nous de réaliser que l’eau n’est pas éternelle si nous ne mettons pas toute notre énergie pour la préserver.

L'enquête a été clotûrée

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